Arnold JACCOUD

Arnold Jaccoud exerce le métier de psychosociologue. Il consacre son activité à la recherche, au développement, à l'intervention et à la formation en matière de communication sociale, de ressources humaines, de croissance personnelle et de processus collectifs, en particulier dans l'environnement social et institutionnel. Il développe son action auprès d'organisations, d'institutions, d'administrations, de services publics, d'organismes de formation et d'entreprises.

 

Il a commencé à écrire et publier à La Réunion en 2011. Conscient des difficultés éprouvées dans ses tentatives de collaborer à de réelles transformations sociales, il se dit contraint d'en prendre son parti. "Lorsqu'on a la certitude de pouvoir changer les choses par l'engagement et l'action, on agit. Quand vient le moment de la prise de conscience et qu'on s'aperçoit de la vanité de ses efforts, alors... on écrit des romans !".

 

La finalité de son entreprise s'est ainsi progressivement dégagée : Elaborer une littérature essentiellement romanesque dont la fonction critique sur le développement de la société la rende attrayante, abordable et incite à la réflexion. Je glisse consciemment un peu de pédagogie entre intrigues et délassement…

 

Les thématiques traitées ne font pas, a priori, l'objet d'une recherche savante. Il suffit la plupart du temps d'ouvrir les yeux sur l'environnement social immédiat et les problématiques qui émergent au travers du traitement médiatique de ce qu'on désigne à tort comme des faits-divers.

 

En matière de critique sociale, des champs de réflexion viennent spontanément s'imposer à une démarche romanesque possible :

 

• Le désordre institutionnel et le dysfonctionnement judiciaire. Et ça donne LE VENTRE DU BARBARE, le traité élémentaire d'escroquerie appliquée… ou le conte pour adultes L'OGRE ET LES DEUX FRERES.

 

• L’inquiétant constat que seuls les rapports de force et les pressions aiguillonnent les autorités publiques dans la prise au sérieux des problèmes les plus cruciaux. Pire, le sentiment que les institutions s’ingénient à se dérober à la mise en œuvre de l’exercice réel des droits par ailleurs formellement reconnus aux individus citoyens : cette approche à permis la rédaction de la chronique décrivant la fin des combats de l'ARAST : LA PIERRE ET L'ESPRIT, un fragment de l'histoire ordinaire du renversement d'un rapport de force.

 

• La propension administrative à freiner de façon rigide tout traitement sérieux des antagonismes humains, entraînant des luttes sourdes contre l'aveuglement des pouvoirs établis et leurs coercitions : ce sont les fondements de SENTIE KRAZE – MAFATE L'AUTRE HISTOIRE, ainsi que des 12 nouvelles de MAFATE – SERVITUDE ET INSOUMISSION

 

• Il semble que le seuil de tolérance dans la population à l'égard des violences dont les femmes sont l'objet avait baissé. Mais les modes d'organisation de la société qui les permettent et parfois les déclenchent, n'ont eux, à l'évidence, toujours pas évolué. Le polar sociologique LE DERNIER RHUM traite de façon romancée de ces questions.

 

• Les défaillances opérationnelles du politique et des politiques qui se conjuguent avec les carences effrayantes du dialogue social. Ainsi l'invraisemblable imbroglio de la crise requin, qui a entraîné l'île de La Réunion dans une dégradation du climat social étendue sur plusieurs années, a suggéré la rédaction de la fiction LA TETE SOUS L'EAU.

 

• L'histoire de LELE LA PETITE PRINCESSE est un conte de fille militant en faveur de l'émancipation féminine. Il favorise la réflexion et le dialogue entre parents et enfants.

 

• Et d'autres ouvrages sont en préparation. Ils mettent aux prises des vieux, habitants d'une redoutable résidence MAFIA SENIORS, ou racontent un avenir réunionnais mi déréglé mi orwellien dans DES LENDEMAINS RADIEUX.

 

Arnold Jaccoud affirme souhaiter mettre de l’intelligence et de l’honnêteté dans ce qu'il produit, de ne chercher volontairement à causer ni plaisir ni déplaisir. Il n'est pas dans l’invective. Il ne poursuit pas l’intention première de heurter. Il aime plutôt les gens qu'il rencontre, tant il voit une étincelle de génie en chacun. En revanche, il entend observer avec un regard critique les mécanismes sociaux, aveugles et souvent inéquitables, qui privilégient toujours les intérêts catégoriels des sommets des hiérarchies sociales, financières, économiques et politiques.

 

Ce qu'il fait de tout ça est évidemment dépourvu de toute prétention ! Les vers de Rostand le guident : " N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît - Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit - Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles - Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !" ... "Bref, dédaignant d’être le lierre parasite - Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul - Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !" (Cyrano de Bergerac - Acte II - scène VIII).